Comment la biodiversité impacte-t-elle notre alimentation ?

Fiches Pratiques
Une biodiversité préservée, c’est l’assurance d’un sol vivant qui n’a pas besoin de fertiliseurs artificiels ni d’engrais de synthèse, d’une terre naturellement riche et fertile. Donc d’une terre qui va donner de la bonne herbe, de vaches qui vont donner du bon lait, du bon lait avec lequel on fait de bons yaourts… et ainsi va le cercle vertueux !

La biodiversité, végétale et animale, a donc un impact sur notre alimentation. Approchons-nous, et regardons d’un peu plus près qui fait quoi dans la prairie.

  • Les vers de terre

On peut trouver plus de 3 tonnes de lombrics sur un hectare de prairie bio ! Et leur rôle est essentiel : en creusant des galeries, ils se chargent d’aérer le sol et de permettre à l’eau de pénétrer. Ils fertilisent également naturellement la terre en apportant ce dont l’herbe a besoin pour s’épanouir : en ingérant et digérant les résidus organiques, ils les brassent avec les particules minérales du sol. Leurs déjections sont riches en azote, calcium, magnésium, phosphore, potassium… Tandis qu’ils rapportent en surface des éléments puisés en profondeur, ils dispersent cet engrais naturel plus ou moins profondément au gré de leurs déplacements. 

  • Les insectes prédateurs

Ce sont des insectes auxiliaires, qui jouent un rôle « d’insecticide » naturel en aidant à réguler les populations d’insectes ravageurs, dont ils se nourrissent. L’insecte prédateur n’est pas aussi inquiétant que son nom pourrait le laisse penser : le plus efficace d’entre eux n’est autre que la jolie coccinelle dans sa robe rouge à pois noirs ! Larves comme adultes raffolent des pucerons et des cochenilles. Elles en consomment environ une centaine par jour !

  • Les insectes pollinisateurs

Autres insectes auxiliaires, les abeilles et les bourdons, qui jouent un rôle essentiel dans la nature en permettant la pollinisation. En récoltant le pollen des fleurs, nécessaire à leur alimentation et à celle des larves, ces insectes transportent involontairement le pollen d’une fleur jusqu’à une autre fleur, assurant de cette façon leur fécondation et leur reproduction. Saviez-vous que plus d’un tiers de ce que nous mangeons dépend de la pollinisation par les insectes ?

  • L’herbe des prairies

Dans un pâturage, ce qu’on a l’habitude d’appeler « herbe » se compose en fait de plein de plantes différentes dont se nourrissent les herbivores. La biodiversité végétale, c’est trouver dans une même prairie des graminées, des légumineuses (trèfle, luzerne), des petites fleurs sauvages… Or, il y a une relation directe entre ce que les vaches mangent et la qualité et les caractéristiques nutritionnelles de leur lait. Résultat de ce menu bio et varié ? Un lait bien plus riche en acides gras insaturés, comme les Oméga 3, bénéfiques pour la santé !

  • Et tous les autres acteurs de cet écosystème complexe

La prairie est l’un des habitats naturels qui abritent le plus de biodiversité ! En dehors des « têtes d’affiches », il y a aussi des dizaines d’autres acteurs plus discrets et moins connus qui ont un rôle à jouer : producteurs, prédateurs, recycleurs, chacun agit par rapport à l’autre et tous sont nécessaires. Par exemple, le trèfle est mangé par la chenille, qui est mangée par la musaraigne, qui est mangée par le faucon, dont les déjections nourriront le vers de terre, qui fertilise le sol où va pousser le trèfle… Et le plus bio, c’est que cette biodiversité agit comme un agent protecteur pour l’écosystème : plus elle est riche, plus l’écosystème est résistant aux menaces climatiques ou d’invasion d’insectes.

 

C’est bio la diversité, alors protégeons-là !

 

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