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Les bons gestes

Je crée mon potager bio : le tuto facile en 5 étapes

Miameuh, se régaler de ses propres légumes bio, cultivés avec amour et sans pesticides, en voilà une idée qui fait vachement envie… Savante et Pipelette ont donc décidé de donner un petit coup de patte aux maraîchers débutants pour se lancer dans la réalisation de leur premier potager bio ! Du choix du terrain à celui des légumes, voici donc l’essentiel pour réussir votre potager bio en 5 étapes.

Pour démarrer votre potager bio, vous n’avez pas besoin de grand chose : un bout de terre, un peu de compost, des graines et plantes, quelques outils simples… et un peu de patience !

On choisit  l’emplacement idéal pour un potager bio 

Pour démarrer votre potager bio, il vous faut (évidemment) un bout de terre : une superficie d’au minimum 1 à 2 m2, et disons jusqu’à 10 m2 -déjà une belle taille pour une première expérience.

La surface de votre potager est en rapport avec le temps que vous pouvez lui consacrer : plus elle sera grande, plus cela demande de temps, c’est (bio)logique ! Meuh vous aurez peut-être envie, plus tard, d’agrandir votre potager : une possibilité à garder en tête en choisissant l’emplacement…

Ce qui est important quand vous faites votre repérage, c’est que la parcelle soit :

  • fertile : si la terre est bien sombre en creusant sur une vingtaine de centimètres avec une bêche, c’est vachement bon signe,
  • bien exposée : ensoleillée (Sud, Sud-Est, Sud-Ouest, un ensoleillement idéal pour la croissance des plantations), et peu exposée au vent,
  • proche d’un point d’eau pour pouvoir arroser facilement.

En revanche, ce n’est pas vraiment un problèmeuh si l’endroit est couvert de pelouse ou de « mauvaises » herbes…

On prépare un bio terrain

Une fois l’emplacement choisi, c’est le moment de préparer le terrain. Le printemps est la saison idéale pour démarrer son potager bio.

Dès l’automne précédent, on peut commencer par recouvrir  l’emplacement choisi avec une couche d’environ 20 cm de feuilles mortes (ou de paille, ou de foin) : pendant l’hiver, les herbes vont se décomposer sous cette matière organique, et au printemps la terre sera ameublie, naturellement enrichie, et prête pour les cultures !

Sinon, utilisez une grelinette pour désherber, en soulevant la terre sèche sans la retourner : c’est la meuhilleure méthode pour retirer les adventices à la main (racine comprise) et faire place aux semis.

Ensuite, on va « décompacter » la terre avec un outil à dents, pour casser les mottes tout en préservant la biodiversité et tous les petits habitants du sol !

Enfin, avant de planter ou semer, on fertilise le sol avec du compost : environ une grosse pelle par meuhtre carré. Si vous n’avez pas de compost maison (facile à réaliser, mais à prévoir d’avance), vous pouvez vous en procurer gratuitement ou presque dans les déchèteries. On intègre en douceur  le compost avec un râteau, on aplanit un peu, et voilà le futur potager prêt à recevoir vos plantes…

Le moment de planter est arrivé !

Votre parcelle est prête : maintenant, il vous faut des graines, ou des plants en godets, bio bien sûr. Premier critère, choisissez ce que vous avez envie de manger ! Voici les légumes les plus faciles à faire pousser pour bien démarrer :

  • ceux qui ont une croissance rapide, comme: les radis ou la laitue, qui se récoltent entre 3 semaines à 2 mois après le semis.
  • ceux qui produisent beaucoup, comme les haricots ou les pois
  • ceux qui poussent facilement, comme la courgette, les tomates cerises et les herbes aromatiques (ciboulette, basilic, sauge, etc.)
  • et parce que c’est joli et bénéfique pour les cultures, pourquoi pas quelques fleurs, comme les œillets d’Inde ?

20210816_2_je_cree_mon_potager_bio.jpgAvant de vous lancer dans la plantation, préparez un petit plan de votre futur bio potager, en ayant en tête que le potager doit être facile d’entretien. Par exemple, c’est bien pratique de séparer les plantations par une petite allée sur laquelle on peut marcher sans les piétiner.

Et pis, les légumes auront besoin d’espace pour une bonne aération et faire le plein de lumière : on a souvent tendance à semer trop dense ou planter trop serré, mais bientôt toutes ces petites pousses vont grandir et prendre de la place ! Certaines, comme la menthe, ont aussi tendance à vouloir occuper  vachement d’espace : pour cette voisine qui aime prendre ses aises, on prévoit large et un peu à l’écart.

 

Autre astuce importante, surtout en bio : le compagnonnage. L’idée, c’est de cultiver à proximité des plantes qui auront un effet bénéfique entre elles. Par exemple, l’odeur des carottes va naturellement repousser la mouche de l’oignon, les œillets d’inde et le basilic agissent contre les petits vers qui attaquent les racines des tomates, le thym aime à pousser près des fraisiers… On en profite donc pour les associer !

On n’oublie pas d’arroser…

 

Après avoir semé ou planté,  voici le moment d’arroser : on y va généreusement pour une plantation, un peu moins pour un semis.

On doit ensuite arroser régulièrement : c’est vital pour la survie et la bio-nne croissance des plantes ! Ni trop ni trop peu, le sol doit être maintenu suffisamment humide. L’été, c’est mieux d’arroser le matin ou en fin d’après-midi, pour éviter que l’eau ne s’évapore sous l’effet de la chaleur. Les gouttes chauffées par le soleil risquant aussi de brûler le tissu végétal (l’effet loupe), l’eau doit arriver dans la terre et le moins possible sur les tiges et les feuilles.

Si vous pouvez placer une  petite réserve d’eau de pluie près de votre potager, c’est l’idéal pour tirer le meilleur parti des ressources naturelles…

20210816_3_je_cree_mon_potager_bio.jpg

Et surtout de pailler !

En bio, on ne laisse jamais un sol nu : on va se servir de la matière végétale pour stimuler le sol et qu’il soit le plus riche possible pour apporter aux pousses tout ce dont elles ont besoin (vachement meuh que l’engrais chimique). La technique du paillage a plein d’avantage : le sol protégé retient mieux l’eau, les adventices s’y propagent moins, et grâce aux champignons et bactéries qui vont peu à peu décomposer le paillage, il va s’enrichir en matière organique.

Le paillage est simple à réaliser : on recouvre le terreau avec de la paille (les tontes de pelouse ou les feuilles mortes font aussi très bien l’affaire) sur environ 5 centimètres d’épaisseur.

A savoir : on ne paille jamais directement sur un semis, il faut attendre que les pousses soient bien développées avant de le faire. En revanche, on peut pailler les jeunes plants (tomates en godets par exemple) directement après le premier arrosage.

 

Et voilà, vous avez réalisé votre premier potager bio ! La prochaine étape sera celle de la récolte de vos premiers légumes bio : une satisfaction bien meuhritée ! Bion appétit et bravo aux maraîchers en herbe !