La Bio Kezako ?

La Conversion en bio

David, éleveur laitier bio partenaire Les 2 Vaches, nous raconte sa conversion au bio

Dans le premier épisode, David présente son exploitation.

EPISODE 1 : Vous pouvez nous parler de vous ?

David Barbot, sur la commune de Saint Amand, production laitière bio, 65 laitières, 85 hectares. 95% de la production est basée sur l’herbe. La particularité de l’élevage : un maximum de pâturage. De février à décembre. La production moyenne sur l’année va être de 320 000 à 350 000 litres de lait. J’ai été vers la laiterie Les 2 Vaches. Le partenariat a démarré en 2016, lors de ma conversion. Ca n’a que des avantages pour moi. C’est le juste respect de la nature, rapport sol, plante, animal, tout simplement. 

 

Dans le second épisode, il explique ses motivations pour devenir bio.

EPISODE 2 :  Quand t’es-tu converti au bio ?

J’étais en conventionnel avant. Un conventionnel a un système très herbager. Je me posais la question depuis un certain temps de passer en BIO. 2016 a été le déclic. Je suis arrivé producteur lait BIO. Chez nous, l’herbe en Normandie pousse toute seule. Et après on a pleins d’autres idées à aller chercher chez d’autres voisins ou dans d’autres régions, pour mettre en place chez nous, dans nos systèmes. Je pense qu’il faut aller piocher à gauche à droite pour arriver à faire le système que l’on veut. Il n’y a pas de système modèle. Quand on a été conventionnel, il faut oublier le conventionnel pour essayer de produire sans produits chimiques, naturellement. Tout fonctionne à partir du moment où tout est bien fait ! 

Dans le troisième épisode, il décrit les changements observés depuis qu'il est passé bio.

EPISODE 3 : Quels sont les résultats du passage au BIO ?

Depuis que je suis passé en BIO, en fin de compte, j’ai trouvé une amélioration de tout au niveau de la ferme, de la flore. On n’a qu’à regarder l’herbe. On trouve de tout maintenant. Du trèfle, du ray-grass. Les animaux donc, depuis qu’ils sont passés en BIO, on s’aperçoit qu’on a beaucoup moins de problèmes sanitaires, beaucoup moins d’interventions vétérinaires, ce qui s’explique juste par une baisse de la production. Les animaux s’adaptent très bien.  L’alimentation joue beaucoup, sur la santé de l’animal. C’est clair que la vache est faite pour aller dehors. Pour moi ça reste naturel, du moins, on revient dans le naturel. On suit la nature. Le fait de passer en BIO, je suis plus tranquille, plus serein dans mon travail. Je gagne très bien ma vie, et voilà.

Dans ce quatrième et dernier épisode, David souligne les difficultés qu'il a rencontrées lors de son passage au bio.

EPISODE 4 : C’est difficile de se convertir au bio ?

Le passage en BIO pour moi je n’ai rencontré aucune difficulté, j’aurais pu y passer depuis longtemps. Pendant les deux ans de conversion, on est réglé le prix du conventionnel en lait, plus une prime de 50€ au 1000 litres pour pouvoir faire la transition pendant les deux ans. La pousse de l’herbe est très complexe, elle change d’une semaine à l’autre, on est tributaire du climat, donc automatiquement il faut faire avec. Des fois les vaches donnent moins de lait, il faut l’accepter, et une semaine après, elles remontent en lait, parce que le pâturage est meilleur. Dans mon travail en BIO, ce qui m’intéresse le plus, c’est de me rapprocher de la nature. Le travail, la nature, ça me va très bien. Si on peut marier les deux ensembles, il n’y a pas de soucis.